Tel un conte de fées, les histoires d’amour commencent toujours de la même manière, suivent des voies différentes, mais finissent par aboutir sur le « habiter ensemble ».

Le déménagement chez notre homme en croyant tout simplement à de belles promesses est immédiat, quitte à nous mettre le monde à dos. L’amour est plus fort que la raison. Ensuite, viens l’épisode du : « Bébé, tu sais, tu es ma femme, donc fais-moi un enfant. Nous nous laissons faire de toutes les façons, c’est notre homme oh. Alors, on laisse tomber la pilule, le préservatif pour faire plaisir à celui qui devient le candidat idéal pour être le père de nos futurs enfants. On se lance, un, deux et trois enfants parfois un peu plus. Les années passent et l’idée de passer devant Mr le maire est exclue de toutes discussions avec l’homme de notre vie.

Commence une étape, celle des disputes en a point finir parce que Monsieur est toujours dehors et laisse madame avec ses enfants, ses enfants qu’il a tant voulus, dans la maison. On ne le voit plus. Il vit sa jeunesse. Mais on ne laisse pas deh, on est dedans, on s’accroche et ça devient « concubinage ». Mais que pense la législation ivoirienne sur cette pratique qui prend de plus en plus d’ampleur ??

Selon la législation ivoirienne, le concubinage est un fait par lequel un homme et une femme décident de vivre ensemble sans lien juridique.

Le concubinage qui s’étale sur plusieurs années fait-il naître des droits au profit de l’un ou l’autre des concubins ?

En principe Non. Quelle que soit la durée de vie en concubinage ou le nombre d’enfants nés de cette union, l’un ou l’autre des concubins n’acquiert aucun droit. Il peut arriver que les juges considèrent qu’une société de fait a pu se créer entre les concubins si bien qu’ils admettent la liquidation et le partage de cette société de fait. Cependant, le seul et unique moyen de créer une famille légitime et acquérir des droits est de contracter le mariage.

Un peu compliqué n’est-ce pas ? Je vous explique. Si tu quittes ta maison pour aller habiter avec ton gars sans passer les liens sacrés du mariage civil, tu n’es pas reconnu légalement. La loi ne te reconnaît pas, dans travail de Monsieur, on ne te reconnaît pas, on va juste dire ton nom, mais tes droits ne seront pas reconnus.

Il pourra se marier à une autre femme légalement et te mettre à la porte à l’aise même et ne sera ni poursuivi, ni inquiété. Tu partiras donc bredouille avec un cœur brisé et tu laisseras tes enfants qui eux ont plus de droit que toi. Aussi, s’il meure avant toi, la loi ne sera pas de ton coté lorsque sa famille viendra récupérer toutes ces affaires et si ça fait 20,30 ou 50 ans que vous étiez ensemble, tu n’auras rien. Tu sortiras toujours bredouille. Dans certains cas, le juge exige qu’il y ait réparation du dommage causé sur la base de l’article 1382 du code Civil. Mais bon, cela reste à voir.

Donc ma chérie, avant de soulever ton sachet bleu, noir ou ta vieille valise pour aller t’installer chez ton gars que tu aimes tant et faire les enfants à tort et à travers, réfléchi bien. Si normalement, il t’aime, il ne trouvera pas d’objection que tu sois officielle. Vu qu’il t’aime tant, il t’enverra devant Mr le Maire et votre amour sera officiel et te mettra à l’abri juridiquement…….

Donc réfléchi biennn ohhhhh avant de quitter ta maison ou celle de ton papa qui ne t’a pas chassé. Être célibataire, ce n’est pas facile, mais être en concubinage aussi ce n’est pas mieux oh mes sœurs même si on est serré, mais vraiment ce n’est pas affaire même. Une épouse légalement mariée, c’est encore mieux. L’amour, c’est bien beau, mais Put a ring *, çà peut te mettre à l’abri et te donner des droits…………

*mettre une alliance

Comments

comments

A propos de l'auteur

Bénédicte Kouakou ou encore « Ahou LAfricaine », est une jeune fille simple, extravertie qui ne sait pas garder sa langue dans sa poche et qui est avant tout diplômé et qui a obtenu une maîtrise en droit judiciaire à l’Université Catholique de L’Afrique de l’Ouest (UCAO). Ahou défend les droits des femmes, car il lui est difficile de cautionner l’injustice faite aux femmes. Pour elle, militer pour la cause des femmes est essentielle, car naître un 08 mars n’est pas anodin. C’est un signe. Ahou est également passionné de musique et de mode.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.