En juin dernier, 20 professionnels des médias sont allés en formation à Dabou, sur les violences sexuelles. Formation organisée par le PNUD en collaboration avec l’UNFPA.

La première journée s’est axée sur les définitions. Grande a été ma surprise quand madame Ouattara de l’UNFPA nous a défini les termes « sexe » et « genre » et nous a notifié les différences existantes entre eux. J’ai pu définitivement faire la distinction entre le sexe et le genre. Il faut dire qu’avant cela, je faisais difficilement la différence entre ces deux termes. Je vous partage donc ce que j’ai appris.

Le sexe se réfère aux différences biologiques qui existent entre les femmes et les hommes et à la différence corrélative entre leurs fonctions procréatives.

Il décrit les caractéristiques biologiques immuables et universelles des femmes et des hommes. Pour les femmes, la grossesse et l’allaitement sont les seules activités déterminées par leur appartenance biologique au sexe féminin.

Quant au genre, il fait référence aux chances, aux opportunités, aux droits et devoirs qu’on accorde à un individu (homme ou femme) au sein d’une société. Autrement dit, le genre est ce qui différencie les hommes et les femmes dans leurs relations sociales.

Pour ce qui est des différences biologiquement déterminées liées au sexe entre femmes et hommes, elles sont innées, irréversibles et universelles. On ne peut rien définir avec le sexe. C’est quelque chose de défini par la nature. On n’y peut rien.

Pour le genre, par contre, ce sont des différences sociales entre femmes et hommes, des différences que nous impose la société. C’est-à-dire construites et acquises, variables dans le temps et dans l’espace, variables d’une culture à l’autre et à l’intérieur de la même culture, réversibles, interchangeables, porteuses d’égalité et peuvent être sources d’inégalité.

C’est ce dernier point qui crée souvent des frustrations et des incompréhensions et suscite des mouvements dans nos sociétés. Une chose est sûre, le sexe et le genre sont désormais deux termes assez clairs pour moi et qui ne méritent aucun amalgame.

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A propos de l'auteur

Bénédicte Kouakou ou encore « Ahou LAfricaine », est une jeune fille simple, extravertie qui ne sait pas garder sa langue dans sa poche et qui est avant tout diplômé et qui a obtenu une maîtrise en droit judiciaire à l’Université Catholique de L’Afrique de l’Ouest (UCAO). Ahou défend les droits des femmes, car il lui est difficile de cautionner l’injustice faite aux femmes. Pour elle, militer pour la cause des femmes est essentielle, car naître un 08 mars n’est pas anodin. C’est un signe. Ahou est également passionné de musique et de mode.

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