Assise paisiblement devant mon ordinateur, je passe un peu le temps sur les différents groupes et forums Facebook. Et, pour la énième fois, je tombe sur une « campagne de dénigrement » de Konnie Touré sur ce célèbre groupe dont je tairai le nom pour ne pas leur faire de pub sur mon blog. Sur cette publication, on reproche à la célèbre animatrice radio et télé de ne pas être mariée et de ne pas avoir d’enfant à son âge.

Ce qui m’a le plus écœurée est que les commentaires les plus acerbes venaient des femmes. Nous sommes au 21e siècle. Les femmes ont aujourd’hui le droit et la chance d’avoir accès à l’éducation. On parle partout, ou presque, d’égalité du genre. De nombreuses associations s’insurgent chaque jour contre le traitement inégal fait aux femmes. Et, on continue d’avoir des débats aussi puérils. Triste.

Pourquoi célèbre-t-on, chaque année, le « 8 mars » (journée internationale des droits des femmes), si nous continuons à nous condamner entre nous-mêmes ? Si on n’a pas le droit de choisir d’être heureuse seule ou de bien réfléchir avant de se laisser dans l’aventure du foyer ?

Aux femmes qui traitent les autres de « tchiza » ou je ne sais quoi d’autre, parce qu’elles essaient de gérer leur vie, d’être heureuses et de profiter du fruit de leur labeur, je vais vous demander d’utiliser votre « diplôme de femme légale » pour payer vos factures. Et revenez pour qu’on en parle.

À un moment, il faut arrêter de voir le mal partout et d’en vouloir aux gens parce que leur vie est différente de la vôtre. Nous avons toutes le droit de faire des choix. Décider d’être épouse et mère n’est pas à prendre à la légère. Il faut être en mesure de pouvoir participer au bon fonctionnement de la famille et aux charges du foyer. Alors pourquoi en vouloir à celles qui prennent leur temps ?

J’en ai marre de voir les jugements portés envers des femmes, de surcroit par d’autres femmes. Vous avez fait vos choix. Personne ne vous en veut pour cela. De grâce, laissez-nous les autres faire nos choix et les assumer.

Il ne sert à rien d’être féconde, faire des enfants, ne pas être capable d’acheter une seule couche jetable, et laisser toutes les charges à l’homme. Il ne sert à rien d’être épouse légale, porter des mèches humaines, se pavaner en talons aiguilles à longueur de journée, et ne pas pouvoir faire face aux factures et autres besoins de la maison. Alors, s’il vous plaît, libérez nos dos et passez votre chemin.

À toutes les femmes qui ont su réaliser leurs rêves ou qui se battent pour se réaliser, qui ne dépendent pas d’un homme, je vous tire mon chapeau, car vous savez ce que vous voulez et, surtout, vous savez ce que vous ne voulez pas. Que les avis et jugements des autres ne vous détournent pas de votre vision. Courage !

Crédit photo : Label foto

Comments

comments

A propos de l'auteur

Bénédicte Kouakou ou encore « Ahou LAfricaine », est une jeune fille simple, extravertie qui ne sait pas garder sa langue dans sa poche et qui est avant tout diplômé et qui a obtenu une maîtrise en droit judiciaire à l’Université Catholique de L’Afrique de l’Ouest (UCAO). Ahou défend les droits des femmes, car il lui est difficile de cautionner l’injustice faite aux femmes. Pour elle, militer pour la cause des femmes est essentielle, car naître un 08 mars n’est pas anodin. C’est un signe. Ahou est également passionné de musique et de mode.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.