Chaque année dans le monde, environ un million de cas de cancer du sein sont diagnostiqués et 400 000 femmes en décèdent.

Octobre Rose est une initiative mondiale en vue de soutenir les malades et les recherches en pour combattre cette maladie de plus en plus évoquée dans le langage médical et qui a déjà sûrement emporté l’un(e) de nos proches.

Aujourd’hui aucune femme n’est à l’abri car bien que le cancer du sein puisse également toucher l’homme, les principales victimes restent les femmes.

Mais en fait, c’est quoi le cancer du sein ?

Le cancer du sein se développe à partir des cellules de la glande mammaire : on parle d’adénocarcinome. Il est influencé par les hormones féminines et survient plus volontiers chez des femmes ayant eu une puberté précoce ou une ménopause tardive, les femmes n’ayant pas eu d’enfant ou prenant un traitement hormonal substitutif. Une part génétique est également en cause, ce qui explique les risques augmentés lorsqu’un cancer du sein a déjà touché un membre de la famille. Le développement du dépistage organisé du cancer du sein permet de diagnostiquer de façon plus précoce les cancers, et d’en permettre une prise en charge rapide avec amélioration de la survie.

Statistiques

Une femme sur 8 est actuellement touchée par le cancer du sein et ce chiffre pourrait grimper à une sur 7 d’ici vingt ans. Il est la principale cause de mortalité chez la femme entre 35 et 65 ans. La mortalité décroit de 1,3% en moyenne par an. Une femme meurt d’un cancer du sein environ toutes les 53 minutes.

Deux cancers du sein sur 3 se déclarent après la ménopause. Le cancer du sein se déclare de plus en plus jeune : 7% des femmes touchées ont moins de 40 ans, alors que ce chiffre était de 5,6% en 2002 (Société française de sénologie et de pathologie mammaire, octobre 2010). Un cancer du sein détecté à un stade précoce est plus simple à traiter et comporte moins de risques de séquelles. Il permet de diminuer la mortalité de 25%.

Environ 13% de décès dans le monde et plus de 14 millions de nouveaux cas sont enregistrés chaque année dans le monde. En Côte d’Ivoire, le nombre de cas diagnostiqués chaque année est de douze mille avec un taux de mortalité de près de 75% en 2012, d’après l’Oms. Le cancer du sein, c’est plus de 2000 nouveaux cas chaque année et c’est le cancer le plus fréquent en Côte d’Ivoire.

La moitié des cancers sont décelés alors même qu’ils mesurent moins de 2 cm. L’augmentation du nombre de cas touche surtout les femmes ménopausées, mais aussi et de plus en plus fréquemment, les femmes plus jeunes, c’est-à-dire âgée de 40 à 45 ans. Le cancer du sein reste au 1er rang des cancers en termes de fréquence (33,5% de l’ensemble des nouveaux cas de cancer) et 75% des cancers du sein se déclarent après 50 ans.

Comment cela se manifeste ?

Le premier symptôme du cancer du sein est la présence d’une boule au niveau du sein, correspondant à la tumeur. Elle peut également s’accompagner de ganglions durs au niveau de l’aisselle (ganglions axillaires) correspondant à une propagation du cancer, ainsi qu’à des modifications cutanées au niveau du sein et du mamelon (peau d’aspect capitonné et un mamelon qui entre au lieu de sortir).

Le sein peut progressivement se déformer et s’ulcérer, ce qui se traduit parfois par un écoulement du mamelon, d’un seul côté. Si le cancer est diagnostiqué tardivement, la tumeur peut se propager et déclencher d’autres symptômes tels que des nausées, des vomissements, une perte de poids, une jaunisse, des douleurs osseuses ou encore des céphalées, un essoufflement ou une toux.

Quels sont les facteurs de risque ?

Certains facteurs représentent pour les femmes un risque de développer un cancer du sein. Il existe une prédisposition familiale chez les femmes ayant, dans leur famille proche, plusieurs personnes atteintes d’un cancer du sein. La présence de certains gènes offre des prédispositions à l’apparition d’un cancer du sein. Les femmes présentant une mutation des gènes BRCA1 et BRCA 2 sont soumises à un risque de développer un cancer du sein (pouvant atteindre 80%), alors qu’il est seulement de 10% dans la population. Elles peuvent également développer un cancer du sein plus tôt, aux alentours de 40 – 45 ans.

Une première grossesse tardive survenant après 35 ans, l’absence de grossesse représente un facteur de risque. Les premières règles précoces avant l’âge de 12 ans le sont également. Le risque s’accroît avec l’âge, notamment à partir de 50 ans.

Une ménopause tardive survenant après 55 ans, la consommation d’alcool régulière, c’est-à-dire le fait de boire deux ou trois verres de vin par semaine, double le risque de cancer du sein après la ménopause, le tabagisme surtout le tabagisme précoce et avant la première grossesse, l’obésité après la ménopause et l’absence d’activité physique régulière, de l’ordre de 30 minutes chaque jour environ, pourtant recommandée par tous les experts, représente des facteurs de risque.

Comment le diagnostiquer ?

Le diagnostic clinique se fait par une palpation du sein, le but étant de repérer une masse anormale, mais aussi par la recherche de ganglions. Le médecin procédera ensuite à une mammographie bilatérale, radiographie des deux seins, pour voir l’aspect de la masse. Une échographie peut être une alternative, particulièrement chez les femmes jeunes, dont les seins sont plus denses. La plupart du temps, une ponction de la masse est nécessaire. Le prélèvement sera ensuite analysé. Après confirmation de la nature cancéreuse de la lésion, un bilan d’extension est réalisé, c’est-à-dire un ensemble d’examens dont le but est de rechercher l’éventuelle extension du cancer à d’autres organes.

 Le Dépistage précoce

Un cancer du sein détecté tôt est plus simple à traiter et comporte moins de risques de séquelles. Lorsqu’il est détecté à un stade précoce, il se soigne mieux et permet une diminution de la mortalité de 25%. La moitié des cancers sont détectés à une taille de moins de 2 cm. Lorsque la taille de la tumeur reste inférieure à 1 cm et qu’aucun envahissement ganglionnaire n’a été constaté, les chances de survie à 5 ans sont au moins de 90%. Le moyen le plus rapide et facile à faire, c’est la palpation des seins.

La méthode de palpation

La palpation est l’examen indispensable et important, il ne permet malheureusement que de détecter les tumeurs visibles et palpables. Un cancer du sein peut évoluer de nombreuses années sans entraîner la moindre manifestation, ni douleur et ni grosseur.

La prise de conscience des femmes à surveiller leurs seins en pratiquant l’auto palpation permet un dépistage précoce de la maladie. L’autopalpation est un geste qu’il est conseillé d’effectuer tous les mois après les règles, afin de repérer une éventuelle grosseur du sein.

Se mettre debout devant un miroir, inspectez les 2 seins et vérifiez l’absence d’écoulement d’un mamelon, de crevasses, de plis anormaux ou d’une peau qui pèle. Puis lever un des 2 bras, puis avec les 3 doigts de l’autre main, palpez le sein du côté du bras levé : débutez par la partie externe, les doigts à plat, en effectuant de petits cercles. Il faut rechercher toute sensation de boule, de fossette sur la peau, ou de grosseur. Palper également le mamelon et la zone entre le sein et l’aisselle et presser le mamelon et vérifiez qu’aucun écoulement ne se produise.

 

Des traitements du cancer de sein existent. Chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie, mastectomie, etc. Mais, le meilleur d’entre tous, c’est la prévention.

J’aimerais donc lancer l’appel suivant :

« Chères mamans, chères sœurs, le cancer du sein peut ne pas être une fatalité, mais le diagnostic tardif, dû dans la majorité des cas à un manque d’information, est la conséquence du taux élevé de mortalité lié à cette maladie. La clé du succès, c’est le dépistage pour une prise en charge précoce. Alors, pour bouter loin de nous le cancer du sein, trois gestes sont à retenir et à effectuer :

  1. L’auto-palpation mensuelle,
  2. La consultation annuelle chez le gynécologue,
  3. La mammographie tous les deux ans à partir de 45 ans en Côte d’Ivoire. »

Tous contre le cancer du sein, tous pour une même cause. C’est ensemble qu’on y arrivera !

 

 cancer du sein

 

Pour toute information utile sur le cancer du sein en Cote d’ivoire , veuillez consulter le site officiel du PNLCA : https://www.cancerdusein-ci.com/

 

 

 

 

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A propos de l'auteur

Bénédicte Kouakou ou encore « Ahou LAfricaine », est une jeune fille simple, extravertie qui ne sait pas garder sa langue dans sa poche et qui est avant tout diplômé et qui a obtenu une maîtrise en droit judiciaire à l’Université Catholique de L’Afrique de l’Ouest (UCAO). Ahou défend les droits des femmes, car il lui est difficile de cautionner l’injustice faite aux femmes. Pour elle, militer pour la cause des femmes est essentielle, car naître un 08 mars n’est pas anodin. C’est un signe. Ahou est également passionné de musique et de mode.

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